De la tribu du digital c'est moi l'idiot et le sage du Village !

Mis à jour : 19 déc. 2019



Ce n'est pas parce que l'on est cinéphile que l'on devient producteur de cinéma et que l'on a intégré les fondamentaux et ficelles du métier.

On y va tout d'abord par plaisir, curiosité, pour sortir avec des amis, partager de moments en famille... C'est un endroit, un lieu d'échange. Du producteur avec son public, des comédiens avec leurs fans, du père avec son fils, du copain éperdument amoureux de son amie d'enfance... L'espace de 2,3 heures on oubli, on s'aime, on rit, on se fait peur, on déteste, on adore, on sent, on vit avec, au travers du film.


Pour autant, on ne saisit pas forcément les prouesses techniques, le temps passé à concevoir et transmettre le message,l'émotion, le rendu, l'envie, l'expérience délivrée.


A l'air du prémisse de l'intelligence artificielle Il en va de même pour vos parents, vos employés, votre patron, vos enfants et vous même.


Le Single de Maëlle "Toutes les machines ont un cœur" en est une illustration parfaite. Il existe bien un malaise, pour ne pas dire une lutte des générations à celui qui prouvera que "son époque" était mieux que la suivante ou la précédente.




Certains s'émerveillent même si complètement perdus et tombent avec une pointe de nostalgie dans un trou noir pourtant théorisé par leur contemporain Einstein.


D'autres sont d’irréductibles gaulois attachés à leur routine (petit plaisir) farouchement curieux quoique résistants à ce changement "brutal" par sa croissance effrénée. Ils se laissent porter par la matière noire et assistent résignés à la collision galactique.


D'autres encore, vivent aux confins de cet univers, lieu propice à l'épanouissement numérique, sans pour autant connaître les tenants et aboutissants de ce BIGBANG qui leur permet aujourd'hui d'être livrés en moins 15 minutes chrono et satisfaire leur besoin le plus primaire sans sortir leur pointe en silex et crapahuter 15 jours durant avant de savourer le Triple Cheese Bacon Onions.


Le loup alpha aguerrit à la chasse, ferait mieux de s'abstenir de moquer l'ignorance du louveteau qui par celle-là même va initier de nouvelles techniques même si parfois périlleuses ou complètement inutiles.

Le jeune quant à lui, ne doit pas se reposer sur l'acquis des sages et singer les pratiques de son père, par lesquelles il s'est, petit, éperdument agrippé.


Mais qu'advient-il du Sage ! ?


Le sage est le jeune idiot qui a crû que parce qu'il était né dedans quand il était petit, il était invincible et maîtrisait son environnement.

C'est aussi, ce père prudent qui protégeait coûte que coûte ce qui fonctionnait et voit d'un œil suspect l’intérêt de faire autrement.

C'est cette Grand-mère, qui a vu le meilleure comme le pire mais qui accueille avec un émerveillement un peu niaisé et une bienveillance à tout épreuve le nouvel horizon imparfait. Car le moteur du sage est bien là ! Percevoir, vivre et assumer le défaut pour le transcender en une expérience bénéfique.


En sommes, nous sommes tous un peu l'idiot et (bientôt) le sage du village digital.

Voici une vidéo moqueuse mais bienveillante qui illustre le propos.

J'attends d'ici quelques années, celle qui se moquera de moi.


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